Quelle huile choisir ?
Une I.N-Attitude : Huile de colza dans vos placards !!
Pourquoi ?
Au cours de ces 40 dernières années notre alimentation a évolué et le rapport oméga 6/oméga 3 au sein de celle-ci a été multiplié par 4 : il est passé de 5 à 20 (1, 2). Ce changement n’est pas sans conséquences sur la santé humaine…
Notre alimentation est donc déficiente en acides gras oméga 3 (graisses de type oméga 3) et comprend une quantité excessive d’acides gras oméga 6 au regard de nos habitudes ancestrales et de notre patrimoine génétique.
Or, un excès de graisses oméga 6 est promoteur de plusieurs maladies comme les maladies cardio-vasculaires, les cancers, les maladies auto-immunes, le diabète de type 2 alors qu'une augmentation de la consommation d'oméga 3 (soit un rapport oméga 6/oméga 3 faible) exerce des effets protecteurs.
Ainsi un faible rapport oméga 6/oméga 3 (inférieur à 5) au sein de notre alimentation est favorable pour la réduction de risque de plusieurs maladies de civilisation telle que le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaires, les allergies, l’asthme, les troubles inflammatoires, les cancers, l'obésité et enfin l’ostéoporose (3, 4, 5, 6, 7, 8).
L'huile de colza présente un rapport oméga 6/oméga 3 de 2. L’Huile de colza peut être utilisée en assaisonnement mais aussi en cuisson à moins de 180°C. Rappelons que la température au sein d'une poêle non vide n'excède pas cette température.
Ainsi l'huile de colza peut être utilisée même en friture, si la température est réglée à 180 °C, que l’on ne fait pas fumer l’huile et que l'on change régulièrement le bain de friture (tous les 5 bains) (9). Aussi, préférez les huiles contenues dans des bouteilles en verre coloré.
La majorité de la population consomme une alimentation trop riche en oméga 6. Il est donc pertinent d'utiliser au sein des préparations culinaires l'huile de colza plutôt qu'une autre huile végétale. L'huile d'olive, riche en acides gras mono-insaturés peut être utilisée en association.
L'huile de lin et l'huile de cameline sont plus riches en oméga 3 mais sont par contre plus sensibles à l'oxydation. Ces dernières sont donc moins faciles à conserver et ne peuvent être consommées qu'en assaisonnement.
La consommation d’huile de colza ou d’autres huiles au rapport oméga 6/ oméga 3 inférieur à 5 ne suffit pas à faire suffisamment diminuer celui-ci dans notre alimentation.
Ainsi, la consommation 2 à 3 fois par semaine de poissons gras, la consommation de noix ou encore de végétaux tels que le pourpier et surtout la consommation de produits animaux issus de la filière oméga 3 participeront à augmenter nos apports en oméga 3 et diminuer ceux d’oméga 6 afin de s’approcher d’un rapport oméga 6/ oméga 3 de 5 adapté à notre physiologie humaine et donc favorable pour la préservation de notre bonne santé.
Références Bibliographiques :
2. Simopoulos AP., 2008. The importance of the omega-6/omega-3 fatty acid ratio in cardiovascular disease and other chronic diseases. Exp Biol Med (Maywood). 2008 Jun;233(6):674-88. Epub 2008 Apr 11.
5. Fedor D, Kelley DS, 2009. Prevention of insulin resistance by n-3 polyunsaturated fatty acids. Curr Opin Clin Nutr Metab Care. 2009 Mar;12(2):138-46.



